De la démocratie en Amérique - 1 : présentation du livre de Alexis de Tocqueville publié aux Editions Flammarion. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. Autant de travaux qui vont être réalisés par des entreprises rattachées à l’Etat, lui donnant encore plus d’influence. ), où il considère que les colons anglais avaient vécu libres (ils avaient l’habitude en Angleterre de prendre part aux affaires publiques, « ils connaissaient le jury ; ils avaient la liberté de la parole et celle de la presse, la liberté individuelle, l’idée du droit et l’usage d’y recourir ») avant de vivre égaux. Le pouvoir démocratique y est alors balancé, partagé et peu centralisé. Les uns la considèrent comme une chose nouvelle, et, la Le philosophe ne voit qu’un seul remède efficace pour combattre cette menace de dissociété : l’exercice de la liberté politique par le développement des associations. Alexis de Tocqueville est la figure de proue du libéralisme en philosophie politique. Ils mènent leurs affaires personnelles sans être inquiétés. Tocqueville craint donc les effets pervers de la règle de la majorité au cœur du fonctionnement des régimes démocratiques. Le passé d’un peuple et la façon de fonder sa constitution démocratique a donc une influence. Une bonne et une moins bonne nouvelle. Tocqueville dessine l’image d’un régime où le lien social est immédiatement politique. Tu prépares des épreuves de dissertation ? La démocratie en Amérique repose sur l’égalité des conditions. Bien plus tard dans le chapitre, Tocqueville nous montre combien l’Etat, en voulant nous aider, s’insinue plus loin dans notre vie privée. Lorsque, des deux côtés (du côté de l’Etat et du côté du peuple) il manque de personnes éclairées, on pourrait croire la chose suivante : Ce qui nous pousse à croire que l’ignorance a des effets réducteurs sur deux mouvements s’opposant, ce qui ne change pas le rapport de force. Les hommes abandonnent donc la gestion des affaires communesà l’Etat : ils n’ont ni le goût ni le temps de s’occuper de ces choses-là… Et enfin, l’Etat introduit « une nation dans chaque nation » : les fonctionnaires. La démocratie leur fait passer l’envie de gouverner les autres. De la Démocratie en Amérique II, Quatrième partie, Ch. Les hommes abandonnent donc la gestion des affaires communes à l’Etat : ils n’ont ni le goût ni le temps de s’occuper de ces choses-là. Tandis que les peuple ayant d’abord connu la liberté se sont vu confier les rênes ces affaires très tôt, ce qui ne nécessitait pas leur prise en charge par un Etat tuteur. adversaire de la démocratie que j’ai voulu être sincère envers elle. On se rend compte ô combien Tocqueville avait raison, à son époque, alors que peu de pays encore étaient en démocratie, et que la plupart de ceux qui y étaient ne la connaissaient depuis un temps relativement court à l’échelle de la vie de leur nation. La forme prise par le despotisme démocratique n’est ni ferme, ni autoritaire, pas d’armée ni de milice, mais simplement un pouvoir « immense et tutélaire », « absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux ». Cette société se distingue par conséquent, sur le plan des mentalités, de toutes les sociétés européennes antérieures par l’absence de patronage, qui définit un état social dans lequel il n’existe plus d’influences individuelles. Pouvant légitimement imposer ses décisions à la minorité, la majorité risque de l’ignorer, voire de l’opprimer. Là où La Boétie ne donnait pas de raison (« un malencontre »), Tocqueville donne comme origine à cette servitude l’amour de l’égalité. Le texte étudié est extrait d'un livre d'Alexis de Tocqueville De la démocratie en Amérique, volume II, écrit en 1840. Fiche de lecture de Tocqueville, de La Démocratie en Amérique Tome II, Partie 2 Salvador Romero. Find in this title: Find again. De la démocratie en Amérique d'Alexis de Tocqueville. L’amour de l’égalité impose l’égalité. La société décrite par Tocqueville est très proche de celle de « l’Etat Mondial » d’Huxley, catastrophiquement dystopique quant au bonheur et au libre-arbitre de ses membres. Il y défend l’intérêt d’une explication politique du politique et développe plus largement une théorie propre à la démocratie. Analyse critique, De la démocratie en Amérique, Tocqueville, Alexis de Tocqueville, Claude Polin, Georges Décote, Hatier (réédition numérique FeniXX). En gommant les individualités ou les affaiblissant, l’égalité incite ou oblige les citoyens à se remettre tout entier à l’Etat. Question clé : cette égalité est-elle compatible avec la Tocqueville nous met en garde dès les premières lignes. Je hais les spams et protège vos données personnelles. >> La dangerosité de la démocratie selon Platon sur un post-it. Tu prépares des épreuves de dissertation ? Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . Plusieurs choses : le peuple ignorant (les chevaux « Malabar » et « Douce », notamment) ne sait prendre de bonnes décisions (croient que les choses s’amélioreront en travaillant toujours plus), et le maintenir ignorant le rend malléable. Tocqueville. Tocqueville en fait un trait caractéristique des sociétés. Tocqueville présente cependant les associations comme contre-pouvoir efficace à l’omnipotence étatique. Alexis de Tocqueville a fait un voyage pour aller observer le système carcéral aux USA naissants, mais il y a passé plus de temps, et en a rapporté un premier livre (1835) et un second (1940) qui dessinent une analyse sociale et politique des USA : « De la démocratie en Amérique ». Il arrive aussi à amonceler les petits capitaux, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ! Désormais, en des temps d’égalité, l’Etat préfère réaliser des emprunts auprès de sa population : « L’Etat devient le débiteur de la plupart des riches et il centralise dans ses mains les grands capitaux ». Vous remarquerez que « Le Meilleur des mondes » a été écrit en France et George Orwell, dont je vais vous parler désormais, a vécu en France lui aussi ! « La Ferme des animaux » … (Encore une œuvre anglophone, allez-vous me dire ! Les humains ont en effet pour eux tout ce qu’ils désirent (ils sont notamment maintenus dociles par une sorte de drogue, le « soma »). Ce qui a pour effet d’attiser encore la haine des privilèges, ainsi de suite. Les hommes, n’ayant ni supérieurs, ni inférieurs, se considèrent dans leur singularité. Le souverain, étant sans contestation au-dessus de son peuple, par les pouvoirs que celui-ci lui confère par amour de l’égalité, n’est pas sujet à cette haine du privilège. Son approche doit dailleurs beaucoup à la philosophie de Machiavel, … La démocratie en Amérique donne le pouvoir à l’opinion publique. L’égalité diminue les privilèges, car l’Etat se doit d’appliquer la même loi pour tous. 8 DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE XVIIIe siècle, la France et les États-Unis d’Amérique. La fiche schématique. De la démocratie en Amérique est un texte classique français écrit par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, sur les points forts et faibles du pays.. Bien que le titre \"De la démocratie en Amérique\" se traduise en anglais par On Democracy in America, il est mieux connu sous le titre Democracy in America. >> La démocratie selon Périclès sur un post-it. In 4 vols. Un peu plus tard dans le chapitre, Tocqueville donne aussi comme cause du despotisme démocratique la suppression des « pouvoirs secondaires », aussi nommés « autorités locales » propres à des régimes connus en Europe avant les grandes révolutions du dix-neuvième siècle, pour renforcer un pouvoir plus central encore, qui gère directement les citoyens, mais qui est par son omniprésence très liberticide. L’industrie a besoin de routes, de ports, de canaux. 2017/2018 Cet affaiblissement de l’homme est montré de façon très incisive dans l’œuvre d’Aldous Huxley « Le Meilleur des mondes ». Je n’ai donc pas cédé si facilement à la littérature anglosaxonne !) L’artistocratie en est un, mais il est impossible pour un peuple égalitaire de voir naître des individus possédant plus de droits que les autres. La thèseLa première partie de La Démocratie en Amérique est un reportage raisonné, de nature sociologique, sur les États-Unis. Science politique - Introduction à la science politique (ASPO 15F01) Année académique. L’autre, de façon bien plus détournée et furtive, vers la servitude. S’il existe des opinions communes dans toutes les sociétés, c’est seulement dans la société démocratique que l’opinion commune prévaut sans obstacle, car les autres sources possibles d’opinion ont perdu toute créance face à une certaine « tyrannie de la majorité ». Il la présente au contraire comme le ferment d’une nouvelle société. 1848) A revised and corrected 12th edition in French of Tocqueville’s famous analysis of the nature and consequences of democracy in the American Republic. Il remarque ainsi que la société américaine exerce, par elle-même et sur elle-même, un pouvoir invisible plus présent, plus actif et plus grand qu’aucun autre pouvoir connu en Europe. Très en avance sur son temps, il prédit la guerre froide, les rancoeurs laissées par l'esclavage dans le Sud, l'obsession de la sécurité, et les risques encourus par la démocratie sur le long terme. Pour y remédier, on uniformise encore davantage la société (en donnant au souverain davantage de pouvoir pour cela). Un pouvoir démocratique se doit d’imposer les mêmes règles à des personnes qui ne se ressemblent pas, ce qui a pour effet d’égaliser les peuples : « chaque citoyen, devenu semblable à tous les autres, se perd dans la foule ». Fasciné par ses observations, qui sont celles d’un sociologue autant que d’un philosophe, Tocqueville entreprend une vaste analyse de la société américaine. De la démocratie en Amérique (publié en deux livres, le premier le 23 janvier 1835, le second le 24 avril 1840) est un essai écrit en français par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, dans lequel il décrit puis analyse le système politique américain, et expose les possibles dérives liberticides de la passion de l'égalité chez les Hommes La mauvaise nouvelle est que nos nations démocratiques européennes semblent suivre à la lettre la méthode pour tomber en servitude de sa propre égalité (omniprésence de l’Etat dans nos vies, haine des privilèges et de la différence sous prétexte que cela nuit à l’égalité, remise en ses mains de notre libre-arbitre… la liste est longue !). Étude de l’extrait de l’introduction de l’ouvrage : De la démocratie en Amérique. En devenant le plus grand employeur de son pays, l’Etat s’impose comme un acteur économique majeur. La tyrannie de la majorité Un autre danger que rencontre la démocratie réside pour Tocqueville dans la tyrannie de la majorité. Elle peut donc donner naissance à l’individualisme, le « sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis, de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même » (De la démocratie en Amérique). Peut-être, mais il doit sans cesse agir et guider le peuple qui l’a élu. Pour ce qui est de la politique sociale, l’Etat « donne du pain à ceux qui ont faim, du secours et un asile aux malades, du travail aux malades, il s’est fait le réparateur de toutes les misères ». Quand toutes les opinions sont égales, l’homme démocratique tend à se rallier spontanément à l’avis du plus grand nombre, voire à ne plus tolérer les opinions minoritaires. En effet, examiner une masse uniforme, écouter des voies monocordes et des individualités semblables lui évite de s’intéresser à une « infinité de détails ». Passionné par les idées, je veux vous aider à mieux comprendre votre existence grâce au meilleur de la pensée. L’auteur nous confie qu’il est nécessaire aux hommes de posséder « beaucoup d’intelligence, de science et d’art » pour engendrer dans la communauté des hommes individualistes en mesure de contrebalancer savamment le pouvoir de l’Etat. Les personnes élues démocratiquement à la majorité peuvent imposer leurs décisions à la minorité. C’est dans cet esprit que je travaille à rendre les grands concepts plus accessibles et les grands auteurs plus proches de nous. Faire fuir ceux qui possèdent les connaissances (« Boule de Neige » contraint à quitter la ferme) permet de maintenir au pouvoir toujours la même caste (« Napoléon » le cochon tout puissant). Dans plusieurs pays, ces épargnes sont directement gérées par l’Etat. La gloire de Tocqueville n'est pas seulement celle d'un analyste politique exceptionnel ; c'est aussi, depuis la récente redécouverte de son oeuvre, celle d'un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la sociologie, et qui pourrait aider à comprendre les problèmes qui se posent constamment dans les démocraties modernes. Sciences Po. Lors de son voyage aux Etats-Unis, il a pu décrire la démocratie naissante. Enfin, la complicité muette d’une élite (l’âne « Benjamin »), qui comprend ce qu’il se passe mais qui a d’autres choses auxquelles penser, permet de ne pas éveiller les soupçons du bon peuple. Il la présente au contraire comme le ferment d’une nouvelle société. Dans la Démocratie en Amérique, Tocqueville nous fait part des observations qu’il a pu faire lors de son voyage. >> La démocratie selon Spinoza sur un post-it. En brisant les liens de dépendance et en entretenant l’espérance d’une élévation du bien-être, elle fait émerger un individu autonome, replié sur lui-même, perpétuellement inquiété par la concurrence de tous avec tous, et qui néglige ses devoirs de citoyen. Ne perdez plus votre temps : cliquez ici. De la démocratie en Amérique (II), IV, 6. Il possède une finesse d'observation et d'analyse immenses. La position est bien confortable. Puis il oppose à cet exemple celui de l’Europe (je pense ici qu’il voulait plus précisément parler de la France…), où, au contraire, l’égalité apparut avant la liberté : la majorité des sujets (le Tiers-Etat) était traité de façon égale et centralisée par le pouvoir royal, et la liberté n’est arrivée qu’à la Révolution. Dans les deux tomes de De la démocratie en Amérique, Tocqueville tente de définir les traits caractéristiques des sociétés démocratiques. Matière. Et on connait la haine que portent les peuples égalitaires pour les privilèges…. Jules César, Shakespeare – Résumé détaillé, Père Riche Père Pauvre – Rich Dad Poor Dad, Robert Kiyosaki – Résumé, Les Conquérants, dans Les Trophées, José Maria de Heredi – Résumé détaillé, Première partie – Les liaisons dangereuses, Laclos – Résumé détaillé, Deuxième partie – Les liaisons dangereuses, Laclos – Résumé détaillé, San Perdido, David Zuckermann – Résumé détaillé, Mateo Falcone – Prosper Mérimée – Résumé détaillé, Le Parfum : Histoire d’un meurtrier – Patrick Süskind – Résumé détaillé, Commentaire de texte : La muse malade, Baudelaire, Pluie, Ponge – Commentaire de texte – BAC de français, A une passante, Les Fleurs du Mal, Tableaux parisiens – Commentaire de texte – BAC de français, Le Mal, Rimbaud – Commentaire de texte – BAC de français, Les Ponts, Illuminations, Rimbaud – Commentaire de texte – BAC de français, Le Rouge et le Noir, Stendal – Commentaire de texte – BAC de français, On ne badine pas avec l’amour, Acte I, scène 2, Musset – Commentaire de texte – BAC de français, Ma Bohème, Rimbaud – Commentaire de texte – BAC de français, Crépuscule du soir, Les Fleurs du mal, dans Tableaux parisiens – Commentaire de texte – BAC de français, Les Liaisons dangereuses, lettre 125, Laclos – Commentaire de texte – BAC de français, Les Bonnes, Genet – Commentaire de texte – BAC de français, Analyse de roman : Vendredi ou la vie sauvage, Michel Tournier, Analyse de roman : La vague, Todd Strasser, Analyse de roman : Lorsque j’étais une œuvre d’art, Eric-Emmanuel Schmitt, Analyse de roman : Cannibale, Didier Daeninckx, Perceval ou le conte du Graal – Analyse du roman, De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville – Analyse de roman, Créature contre créateur, Sarah K – Analyse du roman, Lancelot du lac, Chrétien de Troyes – Analyse de roman, L’année de l’éveil, Charles Juliet – Analyse de roman, Tanguy, Michel Del Castillo – Analyse de roman, Corrigé SI A 2011 : TUYÈRE À OUVERTURE VARIABLE POUR BANC D’ESSAIS DE TURBORÉACTEURS, Banque PT, Corrigé SI A 2012 : Robot aspirateur autonome, Banque PT, Corrigé SI A 2015 : Système papillon motorisé pour moteur essence injection directe, Banque PT, Corrigé SI C 2014 : Éolienne Offshore Haliade 150, Banque PT, Double diplôme : Dauphine avec Grandes Écoles – L3 Économie appliquée retour d’expérience, Fiche Microéconomie – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Examen Microéconomie – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Fiche de cours gestion de portefeuille – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Examen gestion de portefeuille – Juin 2019 – L3 économie appliquée Dauphine, Commentaire composé :  toutes les clés de la méthode – BAC de Français, Cependant, l’Etat, de son côté, ne possède pas de. L’industrie est, d’après Tocqueville, un secteur très prisé de l’Etat. Celle-ci est fondée sur un principe, l'égalité, qui la porte à l'uniformisation des moeurs. En 1831, Tocqueville, alors magistrat, fait un voyage d’étude aux États-Unis afin d’étudier le système carcéral américain. Le gouvernement agit mal ? Il s’agit là pour Tocqueville du « fait générateur » de la démocratie américaine. Les hommes voulant un gouvernement créant une société guidée par l’égalité doivent le faire fort, central et tout puissant. Les hommes, n’ayant ni supérieurs, ni inférieurs, se considèrent dans leur singularité. Mais la gloire de Tocqueville n’est pas seulement celle d’un analyste politique exceptionnel ; c’est aussi, depuis une trentaine d’années, celle d’un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la … Elle défait le lien social et le refait autrement : elle tend à placer les hommes dans une sorte d’état de nature, puis elle leur demande de reconstituer la société à partir de cette base. Tocqueville dénonce dans cet extrait célèbre de son De la démocratie en Amérique une des dérives graves qui peut affecter la démocratie, dont l’avènement est en marche dans ce XIXe siècle européen : la tyrannie de la majorité sur la minorité, qui peut passer par les voies insidieuses du conformisme intellectuel. Son approche est totalement originale, passant dune philosophie normative qui prévalait chez les Classiques (Montesquieu, Rousseau ou les Grecs) à une approche descriptive et clinique de la démocratie. Ces routes, ces ports et ces canaux, étant gérés par l’Etat, vont rendre l’industrie très dépendante de l’Etat. De La Démocratie en Amérique is a classic French text by Alexis de Tocqueville. Voici ce que l'on appelle une Mindmap! Cependant, Tocqueville ne voit pas comment un peuple, une fois le pied dans ce système, peut en sortir : « il est, en effet, difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ». Il est la cause et le remède à tous ses maux. Lorsqu’il publie son essai De la démocratie en Amérique (1835), Alexis de Tocqueville est l’héritier d’un principe vaincu : l’aristocratie. Il n’y a que l’Etat qui inspire confiance, stabilité et longévité aux citoyens (il est le seul à leur paraître « avoir quelque force et quelque durée ») qui doutent trop de leurs confrères et refusent de mettre en ceux qui leurs sont égaux leur confiance. De plus, Tocqueville déclare qu’une violente révolution est un excellent terreau pour un pouvoir unique et fort : une révolte sanglante entraine que « les classes qui dirigeaient les affaires disparaissent tout à coup dans cette tempête ». L’Etat, en plus de gérer les finances publiques, gère l’argent de son peuple en possédant son épargne ou en étant son débiteur. La « masse confuse » qui survit n’a pas l’habitude et les capacités de gérer les affaires, elle va donc remettre tous les pouvoirs laissés vacants à l’Etat fraîchement instauré : « la centralisation devient un fait en quelque sorte nécessaire ». Peut-il permettre de mettre un frein à ses dérives, pour ne pas nous faire tomber dans la servitude ? Mais cela ne s’arrête pas là. Je te donne une méthode. Ce concept existait déjà, et a été notamment déjà expliqué par Etienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire : « soyez résolu à ne servir plus et vous serez libres ». Son but est de maintenir le peuple dans l’enfance, les dirige, règle ses plaisirs et ses joies, pourvoit à son bonheur et sa sécurité… « Tous les jours, il rend mon utile et plus rare l’emploi du librearbitre », « il ne brise pas les volontés mais les amollit », « il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse » … les figures de style sont nombreuse jusqu’à la transformation finale du peuple en animaux : « et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger ». Bien au contraire, tous ce que chaque individu lui offre semble être retiré à ses égaux. L’Etat, lui aussi déteste les privilèges, et, de façon plus générale, tout ce qui sort de l’uniformité.